1983/2019 36ème commémoration de l’attentat du Drakkar

Ce 23 octobre 2019 au rond point du Drakkar à Pamiers

Rappel des faits


 
 
C’est pendant la guerre du Liban, que le 23 octobre 1983, à Beyrouth,  deux attentats suicides  frappent , quasi simultanément, les contingents américain et français de la Force multinationale de sécurité à Beyrouth. Ces deux attentats sont revendiqués par le Mouvement de la révolution islamique libre puis par l’Organisation du Jihad islamique.Le premier attentat tue 241 soldats américains, le second 58 parachutistes français ainsi que la famille libanaise du gardien d’immeuble.


Rappel historique:
En septembre 1982, dans un Liban déchiré par la guerre civile, l’ONU met en place une force de maintien de la paix dénommée Force multinationale de sécurité à Beyrouth. Celle-ci comprend des unités militaires françaises (2 000 soldats), américaines (1 600 soldats, 2 porte-avions), italiennes (1 400 soldats) et britanniques (100 soldats). Le contingent français, parti le 24 septembre 1982 de Toulouse, compte 1 650 soldats, avant d’être renforcé pour atteindre 2 000 soldats (engagés ou appelés volontaires service long).


Le poste Drakkar
La force française est composée de cadres aguerris et d’appelés volontaires du 1er régiment de chasseurs parachutistes. Ils ont installé un de leurs cantonnements dans l’immeuble Drakkar de huit étages, qu’ils ont baptisé « poste Drakkar »
À environ 6 h 18 UTC+2, un attentat au camion piégé touche le contingent américain du 1er bataillon du 8e régiment des Marines rattaché à la 24e Marine Amphibious Unit (MAU) basée à l’aéroport international de Beyrouth. Il cause la mort de 241 personnes dont 220 Marines, 18 marins de l’United States Navy, 3 soldats de l’United States Army et en blesse une centaine d’autres.
Environ deux minutes plus tard, cinquante-huit parachutistes français de la force multinationale, soit 55 parachutistes de la 3e compagnie du 1er RCP et 3 parachutistes du 9e RCP, trouvent la mort dans un attentat similaire.
L’attentat du Drakkar entraîne la destruction de l’immeuble qu’ils occupent comme quartier général (surnommé « poste Drakkar », anciennement occupé par les services secrets syriens). Quinze autres sont blessés. Vingt-six militaires sont indemnes.Si le déroulement de l’attentat contre le bâtiment des marines américains est bien établi (camion Mercedes jaune bourré de six tonnes de TNT), la reconstitution, du côté français, demeure vague.L’attaque aurait été réalisée à l’aide d’un pick-up chargé de 250 kg de TNT dont le conducteur se serait fait exploser sur la rampe d’accès au sous-sol du bâtiment ; le véhicule se serait soulevé dans les airs avant de retomber à sept mètres de distance. Certains rescapés pensent que la destruction du poste Drakkar ne serait pas due à l’explosion du véhicule piégé, aucun débris n’ayant été retrouvé. Selon ces témoignages, l’immeuble auparavant occupé par les services secrets syriens, aurait pu être miné ; une hypothèse a priori infirmée par l’enquête.
Parmi les victimes décédées: 241 pour les États -Unis, 58 pour la France, 6 pour le Liban.


Les représailles
La France et les États-Unis accusent le Hezbollah et l’Iran qui démentent.Le président François Mitterrand se rend sur place le lendemain pour apporter son soutien au contingent français.
En représailles, le Service Action de la DGSE, dirigé par le colonel Jean-Claude Lorblanchés, organise une opération « homo », dans la nuit du 6 au 7 novembre 1983, à l’aide d’une Jeep bourrée de 100 kg d’explosifs devant exploser devant un centre culturel annexe de l’ambassade d’Iran de Beyrouth. L’opération, au nom de code « Santé », fait « long feu » car un ordre en haut lieu a été donné à un membre du SA de désamorcer la charge pour que cette action soit un message d’avertissement sans faire de victime. La seconde riposte est l’opération Brochet le 17 novembre 1983 : huit Super-Étendard de la Marine nationale décollant du porte-avions Clemenceau effectuent un raid sur la caserne Cheikh Abdallah, une position des Gardiens de la Révolution islamique et du Hezbollah dans la plaine de la Bekaa, mais ils larguent une trentaine de bombes sur une caserne vide qui a été évacuée par ses occupants prévenus du raid par une fuite d’un diplomate français proche du ministre des Affaires étrangères Claude Cheysson, opposé à toute riposte militaire.
Le 8 mars 1985, la CIA organise un attentat à la voiture piégée en représailles à l’attaque contre les troupes américaines. L’attentat devait principalement tuer Mohammad Hussein Fadlallah, un représentant religieux influent auprès de la population chiite libanaise, qui bien que non lié à ces événements et opposé aux attaques suicides était proche du Hezbollah. Celui-ci échappe à l’attentat mais la puissance de l’explosion tue 80 personnes et en blesse plus de 200 autres parmi les habitants du quartier.Imad Moughniyah, considéré comme le responsable des attaques, fut tué dans un attentat à la bombe le 12 février 2008 même si le lien entre ces événements n’a pas été établi.


Aujourd’hui encore, le souvenir de cet attentat demeure vivace et constitue un traumatisme pour l’armée française.  De telles pertes subies lors d’une seule attaque n’ont pas été atteintes depuis et l’attentat du Drakkar sert souvent de référence, comme cela a été le cas avec l’embuscade de Surobi de 2008 (l’attaque la plus meurtrière depuis 1983).
L’attentat du Drakkar aurait été un acte de représailles de l’Iran au prêt à l’Irak par la France d’avions de combat Super-Étendard équipés de missiles Exocet et accompagnés de pilotes instructeurs français. À l’origine secrète, cette action aurait été rendue publique par une indiscrétion gouvernementale, ce qui aurait conduit l’Iran à se considérer en guerre avec la France. Selon le général François Cann, qui commandait la Force multinationale de sécurité à Beyrouth (FMSB) à l’époque, une autre raison aurait été l’interruption unilatérale par la France du contrat Eurodif signé avec le Shah d’Iran et gelé au moment de l’arrivée au pouvoir de l’Ayatollah Khomeiny.
(source Wikipédia)

Ce 23 octobre 2019,

Plusieurs personnalités, civiles et militaires, étaient présentes afin de commémorer cette attaque du Drakkar,


Une dizaine de porte-drapeaux, étaient là,  fidèles à leurs engagements.


Six gerbes ont été déposées,

Puis après la sonnerie aux morts et la Marseillaise, la cérémonie s’est terminée.

Le salut des porte-drapeaux





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